Juste Colère
27 septembre 07 at 20:31 | In Pour mémoire, |Françoise |

Carte postale d’époque, vue sur Amère Patrie - Devoir de mémoire.
Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain qui vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fins des mêmes gestes et des mêmes paroles.
Jamais il ne s’élance vers l’avenir. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.
Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais il reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout est écrit d’avance.
Jamais il ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.
Le problème de l’Afrique et permettez à un ami de l’Afrique de le dire, il est là.
— Nicolas Sarkozy. Extrait de l’allocution prononcée à l’Université de Dakar le 26 Juillet 2007.
Mʳ Sarkosy, lors d’un voyage en Afrique au mois de Juillet dernier, avait fait un discours qui restera dans les mémoires.
Mᵐᵉ Adame Ba Konaré, l’épouse de l’ancien président du Mali, n’a pas oublié l’événement. Historienne et auteure de nombreux ouvrages, elle a demandé à d’autres historiens africains de collaborer à la rédaction d’un livre d’histoire de l’Afrique pour Mʳ Sarkosy, afin de « mettre à niveau » ses connaissances.
Mᵐᵉ Adame Ba Konaré n’est pas la seule à avoir « apprécié » les mots de Mʳ Sarkosy. Mʳ Achille Mbembe, professeur de sciences politiques et d’histoire à l’Université de Witvatersrand de Johannesburg s’y est intéressé lui aussi.
Voici quelques extraits du texte de Mʳ Mbembe L’Afrique de Nicolas Sarkozy, que vous pouvez lire en entier sur le site de la section de la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) de Toulon :
En auraient-ils eu l’opportunité, la majorité des Africains francophones aurait sans doute voté contre Nicolas Sarkozy lors des dernières élections présidentielles françaises.
Ce n’est pas que son concurrent d’alors, et encore moins le parti socialiste, aient quoi que ce soit de convaincant à dire au sujet de l’Afrique, ou que leurs pratiques passées témoignent de quelque volonté que ce soit de refonte radicale des relations entre la France et ses ex-colonies. Le nouveau président français aurait tout simplement payé cher son traitement de l’immigration lorsqu’il était le ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac, ses collusions avec l’extrême-droite raciste et son rôle dans le déclenchement des émeutes de 2005 dans les banlieues de France.
Pour sa première tournée en Afrique au sud du Sahara, il a donc atterri à Dakar précédé d’une très mauvaise réputation — celle d’un homme politique agité et dangereux, cynique et brutal, assoiffé de pouvoir, qui n’écoute point, dit tout et le double de tout, ne lésine pas sur les moyens et n’a, à l’égard de l’Afrique et des Africains, que condescendance et mépris.
Mais ce n’était pas tout. Beaucoup étaient également prêts à l’écouter, intrigués sinon par l’intelligence politicienne, du moins la redoutable efficacité avec laquelle il gère sa victoire depuis son élection. Surpris par la nomination d’une Rachida Dati ou d’une Rama Yade au gouvernement (même si à l’époque coloniale il y avait plus de ministres d’origine africaine dans les cabinets de la République et les Assemblées qu’aujourd’hui), ils voulaient savoir si, derrière la manœuvre, se profilait un grand dessein – une véritable reconnaissance, par la France, du caractère multiracial et cosmopolite de sa société. [...]
[...] Le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar montre comment, enfermé dans une vision frivole et exotique du continent, les « nouvelles élites françaises » prétendent jeter un éclairage sur des réalités dont elles ont fait leur hantise et leur fantasme (la race), mais dont, à la vérité, elles ignorent tout. Ainsi, pour s’adresser à « l’élite de la jeunesse africaine », Henri Guaino se contente de reprendre, presque mot à mot, des passages du chapitre consacré par Hegel à l’Afrique dans son ouvrage La raison dans l’histoire — et dont j’ai fait, récemment encore et après bien d’autres, une longue critique dans mon livre De la postcolonie [...]
[...] Après un demi-siècle de décolonisation formelle, les jeunes générations ont appris que de la France, tout comme des autres puissances mondiales, il ne faut pas attendre grand-chose. Personne ne sauvera les Africains malgré eux.
Elles savent aussi que jugées à l’aune de l’émancipation africaine, certaines de ces puissances sont plus nuisibles que d’autres. Et que compte tenu de notre vulnérabilité passée et actuelle, le moins que nous puissions faire est de limiter ce pouvoir de nuisance. Une telle attitude n’a rien à voir avec la haine de qui que ce soit. Au contraire, elle est le préalable à une politique de l’égalité sans laquelle il ne saurait y avoir un monde commun.
Si donc la France veut jouer un rôle positif dans l’avènement de ce monde commun, il faut qu’elle renonce à ses préjugés. Il faut que ses nouvelles élites opèrent le travail intellectuel nécessaire à cet effet. On ne peut pas parler à l’ami sans s’adresser à lui. Être capable d’amitié, c’est, comme le soulignait Jacques Derrida, savoir honorer en son ami l’ennemi qu’il peut être. Cela est un signe de liberté.
Pour l’heure, le prisme à partir duquel elles regardent l’Afrique, la jugent ou lui administrent des leçons n’est pas seulement obsolète. Il ne fait aucune place à des rapports d’amitié qui seraient coextensifs à des rapports de justice et de respect. Tant que cet aggiornamento n’est pas réalisé, ses clients et affidés locaux continueront de l’utiliser pour de tristes fins. Mais personne, ici, ne la prendra vraiment au sérieux et, encore moins, l’écoutera.
Dans une lettre publiée le mercredi 8 Août 2007, Mʳ Ibrahima Thioub, professeur d’histoire à l’Université de Dakar, répond à Mʳ Sarkozy. Voici quelques passages :
[...] Monsieur le Président, nous n’avons pas la naïveté de croire que votre découverte d’une mentalité africaine pigmentaire, mystique, religieuse, sensible, relève simplement d’un déficit de culture historique. Vous avez en partie raison, mais en partie seulement, quand vous dites que : « le problème de l’Afrique, c’est qu’elle est devenue un mythe que chacun reconstruit pour les besoins de sa cause ». Le discours qui drape l’Afrique dans les mythes de l’enfance du monde est au service d’intérêts qui eux n’ont rien de mythique. Au demeurant, il avait déjà servi à légitimer les conquêtes coloniales du XIXᵉ siècle et depuis des décennies, nombreux sont les régimes politiques africains et leurs élites gouvernantes, du politique à l’académique, qui ont manipulé cette lecture nativiste de l’Afrique pour légitimer la brutalité de leur pouvoir soutenu par des réseaux qui ne s’embarrassent pas de la couleur de peau ou de la nationalité. Votre discours à la jeunesse africaine s’inscrit en droite ligne dans cette vision française de l’Afrique qui engendre l’échec des politiques de coopération élaborées par des décideurs publics qui très souvent ne daignent pas prendre en compte les avancées de la recherche en sciences sociales.
Monsieur le Président, laissez aux historiens la responsabilité de dire si la colonisation a été rentable ou non pour la France et pour l’Afrique, d’évaluer le poids des mutations sociales, politiques et culturelles qu’elle a induites dans les destins respectifs de nos pays. Les universitaires, ceux de France, d’Afrique et d’ailleurs souvent dans une collaboration à magnifier, savent combien furent complexes ces processus que ne sauraient épuiser les clichés et les formules à l’emporte-pièce. Ils savent qu’il faut non seulement les étudier en toute liberté, mais aussi avec une méthodologie éprouvée parce que discutée, ouverte et partagée entre experts de la discipline. Ils savent qu’il faut exhumer et restituer aux citoyens, même si cela les heurte très souvent, ce que ne disent pas les mémoires construites sur ce passé. [...]
[...] À entendre la violence des propos sur l’immigration, il est urgent de répondre à la question senghorienne : « Est-ce donc que la France n’est plus la France ? ». Dans le poème Thiaroye, le poète de la Négritude oppose la France de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, la France généreuse humaine et combative de 1789 à la France de l’indigénat qui fait tirer la troupe sur les anciens combattants qui, au son du « C’est nous les Africains », ont combattu le régime nazi. [...]
Monsieur le Président, nous avons du mal à comprendre pourquoi la France, oublieuse de celui de Provence où s’illustrèrent les tirailleurs africains, sinon de façon locale, n’a célébré pendant des années que le débarquement des Alliés en Normandie. Nous avons du mal à comprendre que l’identité de la France construite sous une dynamique en perpétuel métissage — le cosmopolitisme des quatre Communes de plein exercice du Sénégal colonial en est la meilleure référence — fasse de l’immigré francophone son négatif. Nous avons du mal à comprendre comment construire ensemble la Francophonie, institution qui somme toute participe au rayonnement de la France dans le monde, tout en associant négativement l’immigration, majoritairement francophone, à l’identité nationale.
[...] Comprenons que la mémoire africaine de la traite atlantique des esclaves et de la colonisation est à l’Afrique, d’une autre manière certes, mais du même ordre, ce que la mémoire de l’Occupation est à la France. Des moments tragiques à dompter par le devoir de mémoire, mais surtout par la recherche dans toutes les disciplines des sciences sociales et un débat citoyen responsable. La recherche sur l’Afrique et ses relations au monde ont fait au cours des cinquante dernières années des progrès considérables qui interdisent absolument de parler du continent dans les termes qui ont été les vôtres dans le discours adressé à la jeunesse africaine et de surcroit, au sein de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar qui participe, avec les autres universités du monde, à la production de ce savoir.
De quoi vous mêlez-vous, me répondrez-vous à bon droit, en cette affaire qui concerne la France et les Français ? C’est simplement parce que cela fait 348 années que la France a débarqué au Sénégal, au lieu dit Ndar sans demander autorisation aux indigènes du lieu que d’autorité elle a baptisé Saint-Louis. Elle n’est toujours pas prête à le quitter. Ce n’est pas notre vœu, non plus, qu’elle le quitte. Au contraire, nous voulons qu’elle y reste, mais autrement qu’elle y est venue et y a vécu jusqu’ici. Pour nous c’est aussi cela la rupture !
N.B. Sur le site du Comité de vigilance face aux usages de l’Histoire, on peut lire l’intéressant article de Laurence De Cock-Pierrepont : À propos du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy.
15 commentaires »
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Bonjour Françoise,
La question de Dakar n’a laissé personne indifférente, autant en Afrique qu’en Europe. C’est bon que vous rappeliez cet épisode qui passe trop souvent et trop rapidement à l’oubli. Il est intéressant également d’apprendre en effet que la France, oublieuse, ne célèbre que le débarquement de Normandie, triste rappel des oubliés.
Lecture passionnante. Et, comme toujours, fort bien documentée. Merci.
Pierre R. Chantelois
Commentaire par Pierre R. Chantelois — 28 septembre 07 #
Bonjour Pierre,
Merci d’être un fidèle lecteur. Je pense, oui, qu’il est bon de rappeler les choses “insupportables”. Surtout en ce moment où à l’ONU, selon ce qu’il en est rapporté, le président français se pose en défenseur des Droits de l’Homme pour le monde entier…
Commentaire par Françoise — 28 septembre 07 #
Ce billet est très intéressant, et je n’étais pas au courant de cette allocution.
Quelle que soit la vérité historique, quelles que soient les réalités de l’Afrique d’aujourd’hui, je ne crois pas que l’on puisse s’adresser de cette façon aux peuples africains (ni de manière générale à n’importe quel peuple étranger, d’ailleurs), d’autant moins si l’on tient compte des rapports si compliqués entre l’Afrique et la France, du fait d’une histoire récente qui a laissé des plaies encore à vif.
Néanmoins, je note un point de convergence entre l’allocution de Sarkosy et le texte de M. Mbembe, lorsque celui-ci écrit : Personne ne sauvera les Africains malgré eux. Je pense que c’est une des choses que Sarkozy a voulu dire, même si cela passe inaperçu à cause de tout le reste.
Bref ce discours n’est pas bon, Sarkozy n’a pas fait preuve d’empathie et au mieux, cela ne dénote malheureusement rien d’autre de sa part que de la condescendance. J’espère que cela n’est pas le cas et que cela ne sera qu’un acte manqué.
Commentaire par Thierry — 28 septembre 07 #
Thierry,
Vous ne “sauverez” pas Mr Sarkozy en trouvant “un point de convergence”. Si Mr Sarkozy prononce des discours qui seraient des “actes manqués”, il y a de quoi s’inquiéter pour l’avenir.
Je comprends fort bien que vous soyez gêné par ce discours, et que l’image que vous vous faites du président en est quelque peu ternie. Mais pour vous réconforter vous-même, ne lui cherchez pas d’excuse, là où ce n’est pas excusable.
Commentaire par Françoise — 28 septembre 07 #
Décidément, Françoise, vous réussissez à être blessante même quand on vous approuve …
Je crois que vous resterez à jamais incapable de voir dans mes propos la moindre sincérité …
Bonne continuation.
Commentaire par Thierry — 1 octobre 07 #
Thierry,
Peut-être êtes-vous trop susceptible ?
Commentaire par Françoise — 1 octobre 07 #
D’accord Françoise, je suis trop susceptible.
Vos réponses en forme de question sont d’une diabolique efficacité : comment résister à tant de douceur ?!
Je souhaite donc bonne continuation … à nos échanges …
Françoise,
Je sais pertinemment que je ne “sauverai” pas Sarkozy à vos yeux. De votre côté, vous vous doutez bien que ce n’est pas sur la foi d’un billet de votre part que Sarkozy perdra d’un seul coup toutes les qualités qui ont fait que je l’ai soutenu et qui font que je crois encore à son projet. Souffrez donc que je puisse avoir de ce discours une interprétation un peu plus nuancée que la vôtre, et je vous en prie, plutôt que de jouer la carte de la condescendance avec moi ou de me prêter des intentions quelconques, essayez tout simplement de me répondre sur le fond, sur les faits.
Ainsi, quand Sarkozy dit :
« Vous voulez une autre mondialisation, avec plus d’humanité, avec plus de justice, avec
plus de règles. Je suis venu vous dire que la France la veut aussi.
[…]
Si l’Afrique, la France et l’Europe le veulent ensemble, alors nous réussirons. Mais nous ne pouvons pas exprimer une volonté à votre place.
[…]
Jeunes d’Afrique, vous voulez le développement, vous voulez la croissance, vous voulez la hausse du niveau de vie.
[…]
Voulez-vous que partout règne l’État de droit qui permet à chacun de savoir raisonnablement ce qu’il peut attendre des autres ? Si vous le voulez, alors la France sera à vos côtés pour l’exiger, mais personne ne le voudra à votre place.
[…]
Si c’est ce que vous voulez, jeunes d’Afrique, vous tenez entre vos mains l’avenir de l’Afrique, et la France travaillera avec vous pour bâtir cet avenir.
[…]
C’est à vous de le décider.
[…]
Et si vous le décidez, la France sera à vos côtés, comme une amie indéfectible, mais la France ne peut pas vouloir à la place de la jeunesse d’Afrique. »
J’aimerais savoir en quoi selon vous cela diverge des propos suivants de M. Achille Mbembe : « Personne ne sauvera les Africains malgré eux. » ?
« Acte manqué » : je faisais un contre-sens, pardonnez moi.
J’espère bien que ce n’en est pas un, que cela ne révèle qu’un manque d’empathie (aussi grave soit-il) et que les relations franco-africaines n’en resteront pas là.
Commentaire par Thierry — 1 octobre 07 #
Thierry,
Enlever toutes “les phrases qui gênent” du discours de Mr Sarkozy, c’est effectivement un bon moyen de le rendre acceptable. L’ennui c’est que ces phrases ont été bel et bien écrites et prononcées.
Je sais parfaitement que ni mes billets, ni tous les arguments que je pourrais vous opposer, ne vous feront changer d’avis sur Mr Sarkozy. Vous avez la “foi du charbonnier”.
Commentaire par Françoise — 1 octobre 07 #
Vous serez bien aimable de me montrer où, dans mes commentaires j’écris que ce discours est “acceptable”.
Cela dit, pour vous répondre, puisque vous me houspillez là dessus, vous conviendrez qu’un discours ne peut non plus se résumer uniquement à ce qu’il contient de critiquable.
Je crois en fait que cette pirouette vous permet d’éluder à bon compte ma question : peut-être vous gêne-t-elle ?
Je vois aussi que vous me reprochez encore une fois cette “foi du charbonnier” qui me paraît pourtant être votre caractéristique principale.
Vous vous trompez pourtant, c’est le souci de comprendre qui m’anime, même si parfois je peux être dans l’erreur. Mais je n’ai pas à me défendre ou bien à me justifier auprès de vous : les points de vue que j’ai pu vous exprimer étaient suffisamment argumentés me semble-t-il, je suis désolé de ne pas avoir su les rendre intelligible à vos yeux.
Je constate en retour que vous ne contre-argumentez pas beaucoup : quoi que l’on puisse vous dire, vous vous contentez de répéter encore et encore les mêmes discours. Oh, cela est sincère, je crois, mais on dirait que vous agissez par réflexe, voire par mimétisme. N’est ce pas ce qui caractérise la « foi du charbonnier » ?
Peut être pourtant êtes vous capable de vous montrer sous un autre jour, peut être même vous arrive-t-il de vous tromper, qui sait ?! Je vous souhaite également d’être suffisamment ouverte d’esprit pour aller faire de temps en temps un petit tour sur des blogs qui ne partagent pas votre point de vue, afin de faire connaître votre avis avec toute l’amabilité dont vous êtes capable, et le confronter avec ceux d’autres internautes qui ont a priori la même intelligence que vous.
En outre, je ne vois pas, sur ce sujet précis, ce qui vous permet de me prêter cette ferveur illuminée : j’ai réagi à votre billet avec honnêteté, en expliquant pourquoi je n’appréciais pas cette allocution de Sarkozy.
Je vais finir par croire que toute pensée un tant soit peu nuancée par rapport à la vôtre est à vos yeux tout bonnement intolérable. Ou bien que vous n’avez pas le souhait d’entretenir un échange avec quelqu’un qui ne vous conforte pas totalement dans votre point de vue.
Quoi qu’il en soit, vous êtes dans votre plein droit.
Je me dispenserai donc de tout autre commentaire, car, pardonnez moi, malgré toutes les qualités de ce blog, votre attitude finit par me lasser …
Commentaire par Thierry — 1 octobre 07 #
Thierry,
Je ne répondrai pas à ce commentaire qui est à la limite de la grossièreté. Pensez-en ce que vous voudrez.
Vous êtes lassé ? Moi aussi.
Commentaire par Françoise — 1 octobre 07 #
Thierry,
Tu n’as pas compris le programme de REPVBLICÆ ; nous comparons les discours présents et passés des politiques avec leurs actes, et notons les contradictions. Dans le cas du président et de certains des ministres du gouvernement, la matière est abondante. Mais il y a plus : l’atmosphère qui est créée, la tendance générale des mesures prises ou annoncées par le gouvernement, ses fréquentations étroites avec le MEDEF (et le fait qu’il cherche à plaire à l’extrême Droite — tu l’as reconnu il y a quelques jours), par exemple, sont des sujets d’inquiétude d’abord, puis de révolte, pour tous ceux qui en plus de l’intelligence pragmatique, ont le sens de la solidarité humaine.
Faire l’apologie du président n’est pas dans nos intentions, ni d’ailleurs possible, au vu de ses actes. Je te suggère d’aller la faire sur les blogs de Droite dont tu parles, tu y seras plus à l’aise et j’avoue que je suis las de tes trop longues interventions, et du ton que tu adoptes envers Françoise.
Tu nous as annoncé que tu n’interviendrais plus ici, hier ou avant-hier ; j’espère que cette fois, tu tiendras parole.
Commentaire par Gilles — 1 octobre 07 #
Gilles, les intentions que vous me prêtez ne sont pas les miennes. Il y a beaucoup d’incompréhension dans tout cela, mais inutile de plus s’étendre. Je vous souhaite une bonne continuation.
Commentaire par Thierry — 2 octobre 07 #
Ces réponses africaines au discours sarkoziste sont d’une rare intelligence. Merci pour la compilation.
Commentaire par Olivier B. — 3 octobre 07 #
Un excellent article d’Ibrahima Thioub sur l’UNESCO et l’Afrique.
Commentaire par Gilles — 3 octobre 07 #
Olivier,
Ces “paysans africains” sont étonnants, n’est-ce pas ? Ils savent même lire et écrire.
Je dis cela en me plaçant du point de vue de Mr Sarkozy, évidemment.
Gilles,
Merci pour le lien.
Commentaire par Françoise — 3 octobre 07 #